Attentats du 13-Novembre : le droit, ultime réponse au terrorisme

Mercredi 8 septembre, et pendant les mois qui vont suivre, les Français vont revivre une nuit d’enfer, celle des attentats du 13 novembre 2015, à Paris, qui les a plongés dans l’abîme du terrorisme de masse.

C’est à travers le processus judiciaire qu’ils vont, maintenant, affronter l’épreuve.Neuf mois d’audience prévus devant la cour d’assises spéciale de Paris, une salle construite à l’intérieur du Palais de justice, sur l’île de la Cité, un procès filmé pour l’histoire, des mesures de sécurité exceptionnelles vont fournir le cadre d’un événement judiciaire à la mesure du choc infligé à la nation par cette nuit de barbarie. Vingt accusés, dont treize membres de la cellule djihadiste responsable de l’opération, répondront des attentats du 13-Novembre, qui ont causé la mort de 130 personnes et blessé des centaines d’autres pendant trois heures de tuerie au Stade de France, au Bataclan et aux terrasses des cafés environnants. Un seul membre du commando, Salah Abdeslam, est encore en vie ; il sera dans le box, face aux 1 780 personnes qui se sont constituées partie civile.

Le gigantesque travail d’enquête et d’instruction accompli pendant plus de cinq ans par les experts de la police et de la justice sera livré au procès. Ce sera alors au tour de la société civile de s’emparer de l’examen rétrospectif de ces attentats, les plus meurtriers perpétrés en Europe par l’organisation terroriste Etat islamique. Elle le fera à travers les récits et les témoignages des victimes, les interrogatoires menés par les juges et les avocats, les éléments livrés, peut-être, par les accusés, les réquisitoires et, finalement, le jugement

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