Les portes se referment pour les réfugiés afghans

Depuis la chute de Kaboul, le 15 août, ils sont des dizaines de milliers à avoir fait ce choix, évacués au terme de l’un des plus vastes ponts aériens de l’histoire. Mais vers quelle destination ? Et combien encore qui n’ont pas pu partir ? Ils seraient des dizaines de milliers, jusqu’à 250 000 éligibles à des visas spéciaux (interprètes, conseillers et autres anciens collaborateurs des Américains), selon une estimation relayée par le New York Times.

Et il y a tous les autres, les femmes, les journalistes, les activistes, sous la menace des représailles des talibans et qui cherchent désespérément à fuir. Le 30 août, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution exigeant des talibans qu’ils honorent leur engagement de laisser Afghans et étrangers quitter librement le pays. Des négociations ont commencé pour le contrôle de l’aéroport de Kaboul, mais chez ceux qui n’ont pas pu partir et qui vivent désormais dans la clandestinité, la peur est là, comme le raconte un journaliste afghan sur notre site dans une série de portraits consacrée à ceux qui restent.

Pour ceux qui sont déjà partis, la route est encore longue avant de trouver un pays d’accueil. C’est ce que nous avons voulu raconter dans ce dossier. C’est la troisième une consécutive que nous consacrons à l’Afghanistan. Et nous continuerons. Vingt ans après les attentats du 11 septembre et l’intervention américaine pour chasser du pouvoir les talibans, les États-Unis se retirent dans ce qui a tout l’air d’une débâcle. Une fois de plus, ce sont les Afghans qui paieront le prix fort. L’histoire des guerres afghanes est aussi celle de la fuite d’une grande partie de la population”, écrit Le Temps.

Depuis plusieurs semaines, le ballet diplomatique pour permettre l’évacuation de ceux qui le souhaitent masque mal les réticences des uns et des autres à accueillir massivement une nouvelle vague de réfugiés.

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