Un an après la mort de George Floyd, la lente mue de la police aux Etats-Unis

Il y a un an, George Floyd mourait, étouffé sous le genou d’un policier blanc, à Minneapolis (Minnesota). Les neuf minutes interminables de l’agonie de cet Afro-Américain de 46 ans filmée par une jeune passante ont ému la planète entière et provoqué aux Etats-Unis des manifestations d’une ampleur inédite contre les violences policières et le racisme. Alors que le policier, Derek Chauvin, reconnu coupable de meurtre par la justice, sera fixé sur la durée de sa peine de prison le 25 juin, les pratiques des forces de l’ordre aux Etats-Unis restent au cœur du débat.

La mort de George Floyd a certes enclenché un processus législatif. Dans les semaines qui ont suivi, une proposition de loi portant son nom a été adoptée par la majorité démocrate à la Chambre des représentants. Il s’agit notamment de limiter le principe de l’« immunité qualifiée », qui permet d’exonérer les policiers de leur responsabilité dans certaines « bavures », ainsi que d’interdire les techniques d’étranglement lors d’une arrestation. Mais cette réforme reste bloquée au Sénat par une minorité républicaine encore rétive à réduire les prérogatives de la police.

Parallèlement, une prise de conscience salvatrice s’est engagée au sein de l’opinion. Le fait qu’une partie de la population blanche se soit mobilisée en masse constitue un élément décisif pour impulser des réformes et changer les comportements dans un pays où un Afro-Américain de sexe masculin court deux fois plus de risque d’être tué par la police que son concitoyen blanc.

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