Des voitures de société plus vertes? Plus rouges, plutôt!

A partir de 2026, seuls les véhicules de société entièrement électriques bénéficieront d’un avantage fiscal dégressif au fil du temps, ce qui, par voie de conséquence, obligera les détenteurs de ce type de véhicule à modifier leur installation électrique afin de pouvoir installer une borne de rechargement à leur domicile, aménagement pour lequel le gouvernement prévoit une déductibilité fiscale de 45% (ce qui laisse donc, mathématiquement 55% à charge de l’utilisateur) pourvu que cette borne soit couplée à un logiciel: bonjour la simplicité!

La puissance du lobby électrique jouant à plein, les commentaires saluent en général le futur «verdissement» du parc automobile des sociétés et, à plus long terme, le «verdissement» du parc automobile dans son ensemble. Et comme à l’habitude, on se prévaut d’une future réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre, mais on élude soigneusement la question de l’approvisionnement en électricité de ces véhicules de société, qui ne pourront pas être hybrides, ni celle de leur recyclage, et principalement du recyclage de leur batterie, qui reste pour l’heure tout à fait insoluble.

Une autre question largement ignorée à ce propos est celle de l’impôt éludé grâce à ce mécanisme, et par corollaire celle des charges sur le travail, largement supérieures aux charges sur le capital, ainsi que l’encouragement à la voiture qui est ainsi pratiqué, de quoi amplifier les phénomènes d’embouteillage, notamment autour de Bruxelles, comme le soulignait ce matin sur La Première Dave Sinardet, le politologue flamand préféré de certains médias francophones.

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