Jurgen Conings : vers une grande « purge » dans l’armée ?

Rappelons donc, s’il le fallait encore, que ce n’est pas l’opposition qui parle, c’est bien un député du MR, partenaire du PS au sein du gouvernement fédéral. On l’a compris, le MR compte faire le maximum pour qu’il y ait des conséquences politiques de cette affaire et pour freiner, voire stopper la carrière naissante de Ludivine Dedonder que Paul Magnette voit bien s’installer durablement dans l’ouest du Hainaut.

La N-VA, plus grand parti flamand n’est pas en reste. Les nationalistes pointent eux aussi depuis plusieurs jours la responsabilité de la ministre Ludivine Dedonder. En réponse elle a d’ailleurs accusé ces derniers jours la N-VA d’être à l’origine du problème. La N-VA qui a eu le portefeuille de la défense dans le précédent gouvernement, avant de démissionner et que le MR récupère le poste. Il y a donc un débat sur la responsabilité politique. Qui savait ? Qui a fait ou n’a pas fait quoi pour prévenir le risque de radicalisation terroriste d’extrême droite dans l’armée ?

Mais au-delà de la question de la responsabilité fonctionnelle, du « qui » est responsable, le débat politique va rapidement se tendre autour du « quoi ». Qu’est-ce qu’une personne d’extrême droite ? Quelles sont les opinions, les prises de position qui doivent conduire à écarter un militaire de l’accès aux armes, c’est-à-dire au cœur du travail du militaire ? La ministre Dedonder a annoncé que la hiérarchie militaire avait préventivement écarté 11 militaires de l’accès aux armes, l’un d’entre eux a même été rapatrié dare-dare du Mali.

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