États-Unis. Le droit à l’avortement à nouveau examiné par la Cour suprême américaine

Après des mois d’incertitudes, la Cour suprême américaine a finalement accepté de statuer sur l’interruption de grossesse (IVG) aux États-Unis. Elle examinera le dossier dès l’automne et se prononcera sur la légalité, ou non, d’une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements dès la 15e semaine de grossesse. Une première, depuis la nomination de trois juges conservateurs par Donald Trump.

L’affaire, décrypte le Wall Street Journal, “donne l’opportunité aux juges de revoir le droit à l’avortement promulgué précédemment par la Cour suprême”. Depuis 1973 – et l’arrêt “Roe v. Wade” – l’accès à l’IVG est considéré par la Cour comme un droit constitutionnel aux États-Unis. Un avortement est légalement possible, tant que le fœtus n’est pas viable, c’est-à-dire qu’il ne peut vivre en dehors de l’utérus. “Cela correspond grosso modo à la 23e semaine de grossesse”, selon le New York Times.

D’après le journal, les législations qui contredisent le cadre fixé en 1973 ont jusqu’à présent été systématiquement rejetées par les tribunaux. Dans le Mississippi, un État qui ne possède qu’une seule clinique pratiquant les IVG, la loi restreignant les conditions d’avortement a été déclarée “inconstitutionnelle”, en première instance et en appel. Son passage devant la Cour suprême est le dernier recours possible.

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