Uber, ou la «Champion’s League» de l’évasion fiscale

Soixante-dix pourcent des sommes dépensées par la clientèle atterrissent sur le compte d’Uber NL Holdings 1 BV, une société qui chapeaute une cinquantaine d’autres filiales Uber et qui centralise le chiffre d’affaires de l’entreprise.

En 2019, la propriété intellectuelle du logo d’Uber et son application ont par exemple été déplacés aux Bermudes. Cette «vente» a été financée par un prêt interne de 16 milliards de dollars auprès d’une société Uber à Singapour, avec un taux d’intérêt majoré de 6%.

«Ce prêt lui offre une déduction fiscale annuelle d’un milliard de dollars pour les vingt prochaines années», détaille le rapport de Cictar. Chaque entreprise nationale Uber paye également une somme disproportionnée de frais administratifs (58%) et de droits de propriété intellectuelle, «de sorte que presque toutes sont déficitaires sur le papier».

À terme, le manque à gagner fiscal pour les différents États serait de 556 millions de dollars (458 millions d’euros).

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