Turquie – les espoirs perdus de Recep Tayyip Erdoğan

Dans cette prison à ciel ouvert qu’est la Turquie d’Erdoğan, les murs se fissurent. En pleine épidémie de Covid-19, la livre turque s’écroule, l’inflation monte en flèche et la hausse quotidienne des prix touche de plein fouet les ménages modestes. 13,9% de la population, au demeurant très jeune (les moins de 30 ans représentent 50% de la population), vivrait sous le seuil de pauvreté (Banque mondiale 2020) et le chômage fait plonger des familles dans la misère.

Un bilan catastrophique que le président turc ne veut pas voir. Se référant à son rêve de faire de son pays une théocratie nationaliste, il poursuit une folle course d’asservissement de son peuple. Il est l’homme au verbe fort, le donneur de leçons, qui insulte le président français Emmanuel Macron. Éternel provocateur, Erdoğan se croit grand ordonnateur de la politique en Méditerranée orientale, omettant de respecter le droit maritime en intimidant la Grèce et la République de Chypre.

Erdoğan a profité du coup d’État manqué du 15 juillet 2016, vrai ou faux coup d’État, pour renforcer son pouvoir dictatorial, en menant purges après purges pour tuer toute forme de contestation, d’opposition : un système à la « Ceausescu » s’inspirant autant de Nicolas que d’Elena.

Aujourd’hui, la jeunesse turque prend la parole. Erdoğan a beau être le chantre de la privation des libertés, donc du droit de manifester, de penser aussi, les étudiants turcs, ainsi que leurs professeurs, s’opposent à sa folie destructrice. La colère gronde sur les campus, contre la mainmise du président turc sur les universités.

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